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 PanDallas, épisode 3

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Samus

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Nombre de messages : 272
classe : Iop
Date d'inscription : 22/01/2007

MessageSujet: PanDallas, épisode 3   Dim 4 Nov - 14:00

Citation :
Les chopes de bière s’entrechoquèrent et le rire tonitruant de Sakezawa, un panda à la corpulence digne d’un pandore qui d’ailleurs était surnommé affectueusement « le gros », s’éleva au dessus du brouhaha. Ils avaient fait une belle prise, attaquant un convois partant pour livrer les impôts à Bonta. Aucune perte n’avait été déplorée lors de cette embuscade et il y avait seulement quelques blessés très légers.
Anissawa, une jolie jeune pandalette resservit ses compagnons d’armes. Stregawa, quand à lui, ne semblait pas partager l’enthousiasme de ses amis. Il restait assis dans un coin, le regard dans le vague.

Cela faisait plusieurs jours maintenant qu’il avait échappé aux gardes in extremis grâce à cette fille et depuis, son visage lui revenait souvent en mémoires.


Le gros le remarqua et l’invita à se joindre à eux. Stregawa regarda un petit moment le groupe, sourit et se servit un énième bock avant de les rejoindre. Ils faisaient tous partit des rebelles, une organisation jugée criminelle par le souverain. Leur but étant d’entraver le plus possible les relations entre l’île et les grandes cités et peut être un jour, pousser le peuple à la révolte pour retrouver l’indépendance de ces terres. Mais ce n’était pas une mince affaire. Le gouvernement, composé de gens plus cupides les uns que les autres, n’a pas intérêt à suivre une rébellion. Quant au peuple… Il ne faisait pas la différence entre les rebelles et les pandits sévissant en Aerdala. De plus la propagande faite par le pouvoir endoctrinait les esprits. Et enfin, pour clore le tout, les gens ne voulaient plus de conflits, ayant assez souffert des nombreuses guerres passées.

Pour arriver à leurs fins, les rebelles devraient renverser le gouvernement et être suivis par le peuple, mais ils n’en avaient pas les moyens. Parfois, Stregawa perdait la foi, pensant que tous leurs efforts resteraient vains. Mais pour le moment, l’heure était à la fête et il fallait en profiter. Ils s’étaient arrêtés pour la soirée dans une taverne d’un petit village de pêcheurs situé au sud d’Akwadala.

La porte s’ouvrit avec fracas. La réaction de Sakezawa fut fulgurante lorsqu’il vit les gardes s’engouffrer dans l’auberge. Nul doute qu’ils venaient pour eux. Malgré les temps calmes, chaque bourgade avait sa petite unité de soldats et les rebelles avaient dû être dénoncés par le tavernier qui, bizarrement, avait disparu quelques temps plus tôt.

Stregawa avait remarqué le départ de l’aubergiste mais n’y avait prêté guère d’intérêt. Il se maudit intérieurement et sortit son sabre. Sakezawa renversa une table pour retarder l’avancée des assaillants et il fit signe à ses quelques compagnons présents de fuir par l’arrière. Certains obéirent, heureux de pouvoir s’échapper. D’autres, bravement ou stupidement, s’élancèrent, arme au poing, vers les gardes largement supérieurs en nombre.


« Barre toi Strega ! » Hurla le gros en voyant le jeune panda avec son sabre. Celui-ci repoussa un garde d’un coup de pied bien placé et l’assomma avec le pommeau de sa lame. Il ne pouvait abandonner Sakezawa car c’était lui qui l’avait recueillit et qui s’était occupé de lorsqu’il était petit.
Stregawa pris le panda corpulent par le bras et l’attira vers l’arrière.

« Je ne partirai pas sans toi ! » s’écria t’il, un soupçon d’émotion dans la voix.
« Imbécile… » Siffla le gros entre ses dents tout en parant un assaut qui aurait dû lui crever le ventre.


******



Saminawa se prit une baffe.

« Ne ramène pas ça sur le tapis. Nous en avons déjà discuté, c’est non ! Tu restes ici un point c’est tout. Tant que tu ne seras pas une femme, tu m’obéiras jeune fille. »

La pandalette regarda Maminawa avec des yeux implorants.

« Pas la peine de me regarder comme ça. Va donc t’occuper de Yasma. »

Sans un mot, la jeune fille s’exécuta. La grand-mère serra les poings. Sa petite fille n’en démordait pas, mais elle non plus ne lâcherait pas prise. Elle soupira. C’était bien sa petite fille…

Saminawa était assise sur le fourrage de la dragodinde, les jambes contre sa poitrine et encerclées par ses bras. Elle avait envie de pleurer. Maminawa ne la comprenait pas. Et les disputes allaient bon train depuis le passage du maître. Si bien que, malgré l’amour qu’elle portait pour sa grand-mère, elle avait de plus en plus envie de partir, même si cela voulait dire l’abandonner. Elle chassa cette pensée. Elle savait que sans elle, Mami ne pourrait s’occuper de la ferme. Et pourtant… le dilemme était bien là.

Elle se releva, puisa de l’eau pour remplir l’abreuvoir et monta dans sa chambre sans même souhaiter bonne nuit à Maminawa.
Couchée, elle ne fermait pas l’œil. Elle s’imaginait sur le tatami en train d’affronter un disciple, de le mettre au sol et être acclamée. Elle se releva et se dirigea vers la fenêtre pour admirer le ciel étoilé. Que devait-elle faire ? Elle ferma les yeux paisiblement. Son estomac se noua, elle avait pris sa décision. Elle observa la porte craintivement comme si Maminawa allait débouler dans la chambre furieuse. C’était idiot, la vieille pandalette n’était pas télépathe et elle devait dormir profondément.


« Excuse moi Mami… » murmura t’elle, les yeux mouillés. Puis, elle sauta par la fenêtre, se réceptionna habilement et s’enfonça dans les ténèbres.

Maminawa ne dormait pas. Elle était assise dans son lit, une main sur son cœur. Au fond d’elle, elle le ressentait.


******


Le Dojo était ouvert, comme si le Maître attendait sa visite. Saminawa entra sans crainte cette fois, excitée. Les disciples s’adonnaient à une sorte de danse martiale synchronisée. La jeune fille ralentit le pas, surpris par le calme. Le Maître était assit en tailleur sur son coussin habituel et semblait en pleine réflexion, les mains jointes au niveau du front. La pandalette s’arrêta, hésitante. Personne ne semblait avoir remarqué son entrée.

« - Alors tu es venue… Dit le Maître sans pour autant la regarder.
-Oui. Je veux devenir disciple. Acquiesça Saminawa joyeusement.
-Ça, je le sais. Ta grand-mère a-t-elle changé d’avis ? »

Le ton de la voix du Maître était serein mais sans enthousiasme. Ajouté à la question posée, Saminawa sentit son emportement diminuer.

« - Euh… Non. J’ai décidé de quitter la maison moi-même. Finit-elle par répondre.
-Alors rentre chez toi.
-Mais… voulu t’elle protester.
-Il n’y a pas de mais. Saminawa, je ne peux te prendre sans l’accord de Maminawa. Tu vis chez elle malgré tout et elle a son mot à dire. J’aimerai répondre positivement à ta demande, mais il va falloir faire preuve de patience. Maintenant, rentre chez toi, tu n’as rien à faire ici. »

Ce fut une douche froide pour la jeune fille. Elle sortit lentement, abasourdie. La fraîcheur de la nuit lui permit de mettre de l’ordre dans ses pensées. Elle luttait pour garder son calme. Jamais elle ne pourrait convaincre sa grand-mère et elle ne voulait pas retourner à la maison. Elle avait pris sa décision et ne pouvait revenir en arrière. Cela avait été dur et elle ne voulait pas à revivre ça.
Elle réfléchit à un moyen d’être accepté par le Maître sans l’accord de Maminawa. Elle claqua des doigts, elle avait une idée. Mais elle était fatiguée. Elle se coucha au pied du bambou qui lui servait de poste d’observation et s’endormit.

Au petit matin, elle se leva et partit en direction du centre de la ville, en espérant que son idée porterait le fruit voulu.

La suite bientôt.
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