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 Chapitre 4 : Boire ou sauver le monde, il faut choisir

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Khaalya

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MessageSujet: Chapitre 4 : Boire ou sauver le monde, il faut choisir   Jeu 4 Oct - 19:35

Khaalya s'assit d'un air fière à son bureau. Odhana n'avait pas encore eu le temps de venir refaire la déco, et elle avait pu arranger le tout à sa convenance. Il fallait bien dire qu'au final, ca ressemblait beaucoup à la roulotte des Minotoris, mais après tout, c'est classe tout ces trophées.

La petite pause occasionnée par la fermeture temporaire de l'empreinte ne l'avait pas empêchée de redoubler d'efforts pour perfectionner son écriture, et, mêm si cela lui prenait encore un peu de temps, la féline pouvait maintenant écrire toute seule. Odhana n'avait plus qu'à faire la correction.

Prenant une plume, elle réécrivit le dernier épisode qu'elle avait raconté quelques mois auparavant, et dont les notes avaient étées perdues dans le capharnaum précédent la fermeture.


Chapitre 4 : Boire ou sauver le monde, il faut choisir

Ils quittèrent la ville, perplexes. Reprenant la direction de Feudala, ils croisèrent en route un petit homme qui les aborda comme s'ils étaient de vieilles connaissances. Il avait la taille d'un jeune garçon, et était vêtu d'une robe sombre portant une étoile rouge sur le torse. Il n'arrêtait pas de sautiller d'un pied sur l'autre de la manière la plus exaspérante qui soit.

" Eh, vous ! Salut ! Ca va ? Eh, dites, vous voulez bien m'aider ? Nan sérieux, ca serait cool ! Vous voulez bien ? J'ai un problème !

* Olà garçon ! Du calme ! L'arrêta Khaalya. Reprends ta respiration, tu vas t'étouffer !

* Hein ? Quoi ? J'ai besoin d?aide ! Allez soyez cool ! Il me faut de l'argent ! Vous voulez pas m'en donner ? Vraiment ! Allez, quoi !

* Dis donc, tu commences à me filer mal à la tête, gamin, fit l'Ecaflip en grincant des dents.

* Bah quoi ? J'ai juste besoin de 2000 kamas ! Je vois pas en quoi ca te dérange ! J'ai le droit de m'exprimer non ? Tu vas pas me l'interdire ! Eh toi ! tu veux pas me donner de l'argent ? continua-t-il en se tournant vers Ergodyne?

Ce dernier, qui n'avait jusqu'alors pas pris part à la conversation, commençait visiblement aussi à être fatigué de l'incessable moulin à paroles du petit bonhomme. Et puis 2000 kamas ! Tranquille, il n'y allait pas de main morte ! Il croyait peut être que ca se trouve sous le sabot d'un bouftou ? Mais l'autre continuait de les harceler.


" Eh ! faites pas semblant que je suis pas là ! J'ai besoin de cet argent ! Si vous continuez à m'ignorer, je vais rester avec vous à vous le demander en permanence jusqu'à ce que vous me le donniez ! Allez ca se fait pas quoi !

* Dis donc, tu vas nous foutre la paix ? cria Khaalya, sortant de ses gonds.

* Quoi ? Hein ? Vous me menacez ? Vous savez qui je suis ? Moi je vous tue tous les deux si j'en ai envie ! Vous me faites pas peur !"
Il recula et se tassa, autant que cela soit possible vu sa hauteur par rapport au sol, sortant un monumental marteau d'on ne sait où.

Enragée, l'Ecaflip dégaina son épée et se prépara à bondir. Mais le petit homme fit un geste de la main, et Khaalya eu l'impression que son saut mit des siècles à se terminer, et que le Xélor se déplaçait à toute vitesse. Elle le vit, impuissante, brandir son arme et lui assener un coup terrible. Juste au moment ou le métal allait rentrer en contact avec son beau minois, une flèche dégageant une sensation glaciale, tirée par Ergodyne, transperça le poignet de son assaillant. Le choc lui fit lâcher le marteau, qui tomba sur le sol d'un bruit sourd, et il recula en hurlant. Mais il se reprit bien vite et disparu tout à coup dans un petit nuage de fumée... pour réapparaitre dans le dos du Crâ, qui eut à peine le temps de sortir ses dagues. Le Xélor fit apparaître dans sa main non blessée une baguette à l'aspect menaçant, et le corps à corps s'engagea. Aucun des deux hommes ne semblait vouloir laisser un pouce de terrain, et des étincelles de feu et de glace jaillissaient au contact de leurs armes. C'est alors qu'enfin Khaalya retrouva le contact du sol. Elle vit avec horreur son mari basculer à la renverse à cause d'une pierre sur laquelle il avait trébuché, le Xélor le regardant d'un sourire sadique et brandissant sa baguette qui semblait chargée d'une énergie colossale. Rassemblant toutes ses forces et courant si vite qu'on eu crû qu'elle rattrapait le temps qu'elle avait perdu lors de son saut, elle se jeta en rugissant, le poing en avant. Elle percuta violement le petit homme au niveau du menton et l'envoya valdinguer plusieurs mètres plus loin.

Il termina sa course dans une petite mare d'eau trouble, au bord de laquelle se tenait un Chacha au pelage bariolé. Khaalya eu l'impression d'un fugitif sourire sur les babines de l'animal et d'un éclair d'amusement dans ses yeux. L'eau se mit à bouillonner en engloutissant le Xélor défait, et comme si elle était mue par la déesse de la nature, forma bientôt un bras qui vint déposer un corps sur la berge.

Nos deux héros s'approchèrent et virent un bébé sanglier au pelage sombre et aux yeux rouge vif. L'animal tressailli et se leva, l'air affolé. Il parut s'inspecter pendant plusieurs secondes, puis se figea et se mit à brailler d'une voix stridente.


" Roooo, fit Ergodyne qui se tenait un genou écorché, même transformé en cochon il est pas capable de se taire ! Une vraie plaie !

* Dis chéri, répondit l'Ecaflip d'un air pensif, ca te tente un marcassin rôti pour le dîner ?"

Ergodyne entama de préparer le marcassin qui, bizarrement, mis un temps fou à cuire. Il cuisina le petit bestiau avec de la coriandre et des clous de girofle qu'il avait pu cueillir dans cette forêt, pour son plus grand plaisir et celui de Khaalya. A peine eurent ils entamé la découpe du délicieux rôti qu'un bruit suspect mis leurs sens en alerte. Ergodyne raffermi sa prise sur la dague qui lui servait à découper la viande et Khaalya sortit ses griffes en fronçant les sourcils. Une branche craqua et un bruit de chute ponctue d'un bruyant "aie!" brisa le silence. Peut après ils virent une Pandala visiblement peu habituée à crapahuter dans la forêt sortir d'un buisson.

"Ah excusez moi, je ne voulais pas vous déranger au milieu de votre repas... j'ai a vous parler, bafouilla l'intruse

* Bah ce n'est rien, joignez vous a nous, on dirait que la promenade n'a pas été de tout repos, dit le Crâ en reprenant, rassuré, la découpe du rôti.

* Je ne peux refuser l'offre des Sovnoudsa, c'est un honneur..."

Rapidement la jeune Pandala, une petite marchande du nom de Plumawa, repris un ton moins cérémonial pour s'adresser aux deux aventuriers. Le repas avançant elle sorti d'ailleurs une fiole de liqueur de bambou et même Khaalya accepta d'y tremper les lèvres, une fois n'est pas coutume. Ils apprirent que pour prêter allégeance au peuple Pandala, il faudrait gagner l'appui de certains membres de la communauté influents, a commencer par le chef du village de Terrdala et le maitre Pandawushu. Commençant à connaitre l'état d'esprit de ces drôles de créatures poilues, Khaalya et Ergodyne décidèrent d'attendre le lendemain pour commencer ce travail, jugeant qu'un Pandala avait la gueule de bois jusqu'à 11heures et commençait à reboire vers midi. Ils jetèrent de l'eau sur le feu et prirent congé de Plumawa, déjà endormie en bavant, les bras entourant un gros bambou comme s'il eu s'agit d'un ami de toujours.
Le jeune couple s'endormi à la belle étoile, repu et heureux.
Pendant la nuit, Khaalya fit un rêve très troublant, qui la réveilla en sursaut, le coeur battant la chamade.


Un Iop, au regard vide et terrifiant chevauchait une monture démoniaque aux crocs encore barbouillés de sang frais. Dans sa main un Dofus d'un vert pâle luisait comme un soleil et autour de lui le sol était jonché des corps sans vie des aventuriers qui avaient osé le défier...

C'était tellement réel... elle regarda son mari qui visiblement dormait à poings fermés et se recoucha, s'enfonçant dans un sommeil profond dont elle n'émergea qu'une fois le soleil levé.

Quand elle ouvrit les yeux, elle vit Ergodyne barbotant dans la rivière jusqu'aux genoux. Sur l'herbe à coté, trois gros poissons encore frétillants terminaient de s'asphyxier en silence. Le Crâ se lança à plat ventre, le couteau entre les dents et attrapa un poisson chat gigantesque à bras le corps. Des gerbes d'eau giclaient, transformant le calme court d'eau en torrent bouillonnant. Quand il se releva, bredouille mais le sourire aux lèvres, il était trempé jusqu'à l'os, les cheveux collés sur le visage et une algue pendouillant de sa dague fumante.

La digestion du marcassin étant décidément très lente, ils n'avaient pas faim et décidèrent de sécher les poissons pour des périodes où ils n'auraient pas d'opportunité de chasser, pêcher ou cueillir. Ergodyne trouva des feuilles d'une plante à l'allure étrange, un Soh Palein, qui avaient pour propriété d'être très absorbantes et de laisser l'air passer à travers elles. Khaalya coupa les poissons en fines tranches et qu'ils roulèrent autour d'une métaria luisante de chaleur, emballant le tout dans les feuilles récoltées.

Quelques heures plus tard ils arrivèrent en vue du village de Terrdala. Il ressemblait presque en tout point à celui d’Akwadala, mais n'avait qu'une simple tranchée en guise de douves. La dominante de couleur azur avait de plus laissé place à de l'ocre.

Toide Grocwayo, le garde, les arrêta. Ils suivirent le même rituel que dans le village précédent jusqu'au chef du village. Celui-ci, de manière très surprenante, était sobre. Il les accueillit avec méfiance mais les écouta, avec un intérêt qu'il peinait à camoufler, raconter leur histoire. Quant il prit la parole, ce fut en pesant ses mots qu'il leur expliqua que seul le Maitre Pandasiman aurait la faculté de le convaincre. Ainsi s'ils voulaient rallier Terrdala à la cause commune, ils devraient faire leurs preuves auprès de lui dans l'art du maniement du bouclier.

De retour à la capitale dans le milieu de l'après midi, ils rendirent visite à leur compagnon de beuverie de l'avant vieille qui pourrait certainement leur fabriquer de beaux boucliers pour un prix d'ami.

Malgré la quantité d'alcool qu'il avait pu ingurgiter et qui aurait fait perdre la mémoire à n'importe quel être vivant normalement constitué, le forgeron se souvenait d'eux et les accueillit avec force relents de bière. Au bout d'un bon quart d'heure de divagations sur la soirée qu'ils avaient passé ensemble (les Pandalas aiment bien se remémorer leurs exploits alcoolisés), il leur indiqua que les boucliers d'entrainement nécessitaient du bois de Bambou, mais ce dernier était particulièrement difficile à couper sans l'abimer. Il ne connaissait pas de bucheron suffisamment expérimenté qui soit resté sur l'île depuis son ouverture, ce qui lui donnait d'ailleurs quelques difficultés dans son commerce.
Il ouvrit une bouteille pour noyer sa tristesse.

Préférant ne pas se faire entrainer, nos deux héros s'éclipsèrent.
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